Collection Trimestre

#c'est quoi, Trimestre ? --> clic ici
#mail ? --> clic là

trim

Ne cherchez plus le loup, il est sur Oeil d’ailleurs…

Le transfert des émotions

Le loup sous le lit : ou quand une petite fille sait ce que
les adultes ne savent plus.

Stéphane Servant, Benoit Morel.
Oskar éditeur, Coll. “Trimestre”, n°5, 2012.

Dès 8 ans.
“L’éclat du feu m’a réveillée. J’ai regardé sous mon lit : le loup n’était plus là. Il n’y avait plus que l’écharpe rouge qui disait : «Ce n’est pas la forêt, c’est mon coeur qui est en train de brûler.» J’ai attendu le loup toute la nuit.” page 41

La petite fille et le loup, en rouge et noir, en souvenir du “P’tit Chaperon” est une histoire atypique et belle. La ressemblance avec l’autre conte s’arrête là puisque “notre” nouveau loup est un animal triste et souffrant. Loin d’être un prédateur, il est un loup qui a peur de la ville, seul, il craint la bêtise humaine. 
C’est l’histoire d’une rencontre avec celle qui l’aidera  / un récit sur l’amitié entre l’homme et l’animal. 
Le livre parle aussi d’une petite fille sensible qui porte sur le monde un regard empathique. 
Stéphane Servant montre un loup sous sa véritable nature c’est-à-dire, sauvage ! Loin de l’univers de sa nouvelle amie (la narratrice), la cohabitation entre eux, va parfois être rude sinon tendue. 
Durant plusieurs mois, ils vont se suivre et s’aimer. 
Deux “cultures” à partager, de la tendresse à offrir et de la poésie, pour rêver. 
Et puis, un jour, arrive ce qui devait arriver. Les hommes armés de leurs fusils, décidèrent d’en finir avec le loup ! Commence une traque infernale dans la forêt. La petite fille le cache sous son lit s’imaginant qu’il allait y rester. 
Cruelle réalité, elle hérite à son tour de la peur, de la tristesse et du manque. Le loup n’est plus.
Une histoire brève mais tragique. Une écriture forte avec des images de Benoit Morel, réalisées au pochoir, avec un rendu légèrement flou. Le lecteur entre dans un monde fantasmagorique, aux fragments d’irréalité quotidienne.
J’aime beaucoup le côté psychologique voire, traumatologique de cette collection dont les numéros sont toujours très attendus. Un beau duo auteur-illustrateur, nous sommes ravis !


C’est une note de :

trim

Le loup chez Choisir un livre

Le loup sous le lit ou quand une petite fille sait ce que les adultes ne savent plus

Sujet :

Cette petite fille a rencontré un loup dans la rue derrière l’école. Un vrai loup avec des dents jaunes, de grands yeux, des oreilles pointues et une queue touffue. Personne ne le voyait, sauf elle. Alors elle a noué son écharpe rouge autour de son cou et l’a amené chez elle…

Commentaire :

Appartenant à la collection Trimestre, ce recueil, comme les autres, est édité en bichromie (rouge et noir pour ce numéro 5 - toute ressemblance avec un conte classique s’arrêtant là) et offre un récit non seulement empli de poésie mais aussi d’un enseignement à tirer. L’histoire de cette rencontre entre une petite fille et un loup, de cette amitié qui va naître entre eux, est l’occasion de développer, pour l’auteur, plusieurs idées : celle de la supériorité de l’enfant dans le domaine du ressenti, des sentiments et celle, en opposition, de l’absurdité des adultes qui feront preuve, ici, d’une sauvagerie irréfléchie. Les mots choisis, mêlant tendresse et réalité cruelle, résonnent dans les illustrations, en totale adéquation. Une lecture allégorique qui demande une certaine maturité pour être pleinement appréciée.

rédigé par COP

http://www.choisirunlivre.com/fiche_lecture.php?livre_id=15140

trim

Le loup réfugié chez MELI-MELO

Le loup sous le lit ou quand une petite fille sait ce que les adultes ne savent plus

Le n°5 de la collection Trimestre, c’est précieux, ça se lit plutôt deux fois qu’une, en prenant son temps, pour s’imprégner de ce qu’il nous dit, derrière les mots…

Celui-ci est noir et rouge, toujours cette bichromie, marque de fabrique : mais point de petit chaperon rouge !
Non, un conte moderne, cruel, poétique, réaliste mais magnifique.

Stéphane Servant nous livre là un texte fort sur l’affrontement des différences, sur la barrière des préjugés, sur la faculté de l’enfance à voir ce que les grands ne sont plus capables de voir. Sur la force de la liberté aussi. Et du silence. Sur l’ignorance et la brutalité des hommes. Sur l’amitié plus forte que tout, entre une petite fille et un loup, au-delà même des mots qu’il n’est nul besoin de prononcer. Dès leur rencontre, ils s’apprivoisent :“Alors j’ai levé la main et j’ai déplié mes doigts, un par un, très lentement-comme une étoile qui disait : “Je ne te veux pas de mal” (p.9)…Tout au fond de ma poitrine, ses yeux ont caressé mon coeur” (p.11). ça parle aussi d’oiseaux privés de liberté, dans des villes anonymes, de forêts et de leurs mystères et de deux mondes apparemment étanches mais que deux êtres vont partager : “Quand j’étais fatiguée, le loup m’apprenait les taches de soleil, la langue secrète des arbres, la saveur de la boue, les morsures du froid et la douceur du ventre des crapauds. Les heurs passaient, en secret. Nous étions heureux commes des insectes cachés sous l’écorce chaude d’un arbre.” “Tous les mercredis, le loup et moi nous allions en ville. Il m’avait montré les belles choses cachées dans la forêt, et je voulais lui montrer les belles choses de l’homme, cachées dans la ville. Et il les a aimées…”(p.27).

Les illustrations de Benoît Morel sont parfaites : on y ressent la douceur, la tristesse, la violence, la peur, l’attachement, la complicité, le manque, l’absence et le souvenir….
A la première lecture, j’étais toute chamboulée…à la deuxième, envoûtée et conquise.
Il y aurait encore beaucoup à dire ! Un gros coup de cœur une fois de plus pour cette collection décidément pas comme les autres…et c’est tant mieux.

A partir de 8 ans me semble par contre un peu jeune ou alors il est indispensable d’accompagner cette lecture.
http://melimelodelivres.blogspot.fr/2012/06/le-loup-sous-le-lit-ou-quand-une-petite.html

trim

Le loup chez Judith et Sophie

J’apprécie beaucoup la collection Trimestre des éditions Oskar et j’ai le plaisir d’en recevoir de temps en temps un par surprise. Aujourd’hui, je vous présente ce livre écrit par Stéphane Servant et illustré par Benoit Morel, qui vient confirmer le travail de qualité de la maison d’édition.

Une petite fille fait la rencontre d’un loup en pleine ville. Celui-ci semble terrifié par cet environnement inconnu. Elle décide alors de le ramener chez elle pour le rassurer.

le-loup-sous-le-lit.gif

C’est ainsi que commence cette amitié peu commune entre un animal sauvage et une enfant. Malgré leurs différences, ils apprendront à apprécier la vie et les mœurs de l’autre. Le loup cessera de chasser devant son amie. La jeune fille découvrira les subtilités de la nature.

Comme chaque livre de la collection, la mise en page est simple et pourtant donne un magnifique objet. Le papier est épais, les illustrations n’ont qu’une seule couleur (en plus du noir et du blanc) : le rouge. Ce rouge possède un sens très fort dans ce livre : au début la sauvagerie du loup puis à la fin, celle des hommes.

Le texte est écrit avec beaucoup de simplicité. À voix haute, on pourrait le lire d’un ton monocorde où les mots feraient résonner les émotions de la jeune fille qui nous narre son histoire.

Un beau texte, des illustrations pleines de force, ce livre est une petite merveille pour les enfants dès 8 ans.

http://litterature-jeunesse.over-blog.fr/article-le-loup-sous-le-lit-106047429.html

trim

Le loup chez Clarabel

IMG_7467

Ses yeux m’ont dit la peur de la ville. La peur des lumières, des bruits, des magasins et des gens qui sont partout et nulle part à la fois. Ses yeux m’ont dit les rêves, la liberté et l’amour des forêts.
Tout au fond de ma poitrine, ses yeux ont caressé mon coeur.
Alors j’ai noué mon écharpe rouge autour de son cou et j’ai amené le loup chez moi.

IMG_7464

C’est une histoire d’amitié qui fait mal, une histoire d’hommes en colère et d’un monde qu’on découvre teinté de violence et frappé par la peur. C’est aussi une histoire d’animaux qu’on met en cage, d’animaux qui rêvent de liberté pour donner de la couleur aux villes.

C’est une histoire triste, une histoire grise, une histoire meurtrie, une histoire avec une écharpe rouge qui vole au vent, au nez et à la barbe des mécontents, une écharpe rouge qui rappelle une rencontre et qui devient comme un aveu. Le signe d’une impuissance et d’une indignation.

C’est une lecture coup de poing, une lecture qui vous retourne la tête, une lecture qui fait de la peine. On y trouve des mots vrais, des mots forts, des regards qui se perdent, des sourires qui se tordent, des visages qui se ressemblent. C’est beau, c’est vrai mais ça vous rend chagrin et amer.

Le loup sous le lit, par Stéphane Servant & illustrations de Benoit Morel (Oskar, coll. Trimestre, 2012)

http://blogclarabel.canalblog.com/

trim

Le loup réfugié chez Canel ?

le loup sous le lit
Le loup sous le lit (ou quand une petite fille sait ce que les adultes ne savent plus)

Il arrive qu’une fillette et un loup deviennent amis. Mais cela doit rester secret, notre société tolère mal ce qui sort de l’ordinaire. Notre petite narratrice apprivoise doucement l’animal. Car s’il peut paraître effrayant, il est avant tout terrorisé par la ville bruyante et violente, lui qui ne connaît que le calme des bois. En échange, le loup va familiariser l’enfant avec son propre environnement, la forêt.

Une très belle histoire d’amitié - ou comment nouer des liens profonds avec ceux qu’on choisit d’aimer. Une jolie leçon de tolérance, d’ouverture d’esprit et de respect des différences.

Les éditions Oskar publient un ouvrage par trimestre (et quelques numéros ‘hors-série’). Il s’agit de courts romans, les pages d’illustration en bichromie sont à gauche, celles pour le récit à droite. Les textes sont souvent pleins de poésie et riches en enseignement sur la vie en société, parfois sur l’Histoire - ce qui permet d’ouvrir la discussion avec nos jeunes sur des sujets que l’on n’aborderait pas forcément hors ‘support’.

Mon unique regret (récurrent) sur les parutions de cette collection très intéressante : que l’âge du public visé ne soit pas indiqué. La typographie très aérée me paraît en effet trompeuse, elle peut laisser croire que l’on s’adresse à de très jeunes lecteurs.

Le loup sous le lit,  Stéphane Servant & Benoît Morel, Oskar, Trimestre, février 2012, 48 p.

Chez Canel :

trim

Le loup à la librairie Rêv’En Pages (Limoges)

stéphane servant,benoît morel,trimestre,oskar Éditions,rouge,noir,loup,chaperon rouge
Ou quand une petite fille sait ce que les adultes ne savent plus.

Un Trimestre en rouge et noir, façon chaperon, vous pensez si on l’attendait !

Le voici donc enfin entre nos mains. Et comme on garde un dessert pour la fin, on se plait à retarder l’échéance, poussant l’impatience dans ses retranchements. Mais ça ne peut plus durer. Qu’il est beau ce rouge sur son papier offset crème, cher à la collection. Il nous dit déjà qu’on risque fort de l’aimer ce N°5 qui sent bon l’encre fraiche.

Allez on l’ouvre. La magie opère. On a beau s’y attendre, la bichromie, qui est le principe graphique récurrent de cette collection, n’a décidément pas fini de nous surprendre. Benoît Morel conjugue avec le talent qu’on lui connaît, ce rouge puissant et un noir profond avec un style graphique expressif et qui semble procéder de la technique du pochoir. En vis à vis, comme à l’accoutumée, viennent alors les premiers mots de Stéphane Servant qui nous emmènent un peu plus avant dans l’univers de ce conte moderne.

Une  enfant, un loup. Ça vous dit sûrement quelque chose. Mais toute ressemblance avec un conte existant ou ayant existé s’arrête ici. Cette histoire où le rouge et le noir s’épousent, c’est une histoire d’amitié, la rencontre de deux mondes, la confrontation des différences et comme dans toutes les histoires d’amour en général, ça finit… plutôt mal.

Finalement, que dire de plus si ce n’est que ce nouvel opus est encore une fois une totale réussite. Des mots choisis, mêlant tendresse, poésie et réalité cruelle, des estampes qu’on aurait bien envie de voir exposées dans votre librairie sorcière préférée, un nouveau trimestre. Que dire de plus, au risque de vous dévoiler une magnifique histoire qui mérite qu’on vous la dissimule un peu, comme pour cultiver la même attente et la même impatience qui nous a conduit jusqu’à ce gros coup de cœur.

Cyril M. : http://revenpages.hautetfort.com/

Stéphane Servant, Benoît Morel, Le loup sous le lit, Coll. Trimestre, Oskar éditions, 2012. Prix éditeur 13,95 €

stéphane servant,benoît morel,trimestre,oskar Éditions,rouge,noir,loup,chaperon rougestéphane servant,benoît morel,trimestre,oskar Éditions,rouge,noir,loup,chaperon rougestéphane servant,benoît morel,trimestre,oskar Éditions,rouge,noir,loup,chaperon rougestéphane servant,benoît morel,trimestre,oskar Éditions,rouge,noir,loup,chaperon rouge

trim



sur le blog de  Benoît Broyart http://benoitbroyart.blogspot.fr/2012/03/stephane-servant-benoit-morel-le-loup.html

“Stéphane Servant est d’abord un poète, je crois. En tout cas, il a une capacité rare, celle d’accueillir en lui le monde et toutes ses émotions et de restituer toujours l’image qui touche, avec des mots justes et une simplicité qui font songer à Prévert, parfois.
C’est peu de dire qu’on est touché, à la lecture du Loup sous le lit, bouleversé même, bousculé et c’est toujours un plaisir en littérature, bousculé et c’est même l’essence de la littérature…
Il y a une sorte d’évidence miraculeuse dans les mots de Stéphane Servant. “Tout au fond de ma poitrine, ses yeux ont caressé mon coeur.”
Ce livre est l’histoire d’une rencontre entre une petite fille et un loup. Il évoque, entre autres, la sauvagerie des hommes, la supériorité de l’enfance aussi, quand il s’agit de ressentir et non de réfléchir ou d’imposer des normes absurdes.
Les illustrations de Benoit Morel, en bichromie, vont comme un gant au texte de Stéphane Servant. Et ce nouveau numéro de la collection Trimestre, dirigée chez Oskar éditeur par Thierry Lenain, est une très très belle réussite. ”

sur le blog de  Benoît Broyart http://benoitbroyart.blogspot.fr/2012/03/stephane-servant-benoit-morel-le-loup.html

“Stéphane Servant est d’abord un poète, je crois. En tout cas, il a une capacité rare, celle d’accueillir en lui le monde et toutes ses émotions et de restituer toujours l’image qui touche, avec des mots justes et une simplicité qui font songer à Prévert, parfois.

C’est peu de dire qu’on est touché, à la lecture du Loup sous le lit, bouleversé même, bousculé et c’est toujours un plaisir en littérature, bousculé et c’est même l’essence de la littérature…

Il y a une sorte d’évidence miraculeuse dans les mots de Stéphane Servant. “Tout au fond de ma poitrine, ses yeux ont caressé mon coeur.”

Ce livre est l’histoire d’une rencontre entre une petite fille et un loup. Il évoque, entre autres, la sauvagerie des hommes, la supériorité de l’enfance aussi, quand il s’agit de ressentir et non de réfléchir ou d’imposer des normes absurdes.

Les illustrations de Benoit Morel, en bichromie, vont comme un gant au texte de Stéphane Servant. Et ce nouveau numéro de la collection Trimestre, dirigée chez Oskar éditeur par Thierry Lenain, est une très très belle réussite. ”

trim



Le loup sous le lit à VilleurbanneIl y a 40 exemplaires du LOUP SOUS LE LIT sur le stand de la librairie A TITRE D’AILE, à la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne. Et, assis sur sa chaise, Benoit Morel qui vous attend pour y ajouter un dessin de plus…. Et comme si ça ne suffisait pas, vous recevrez aussi de la part des libraires (Carole et Cédric) un collector de Je veux aller à la mer….
(22 photos à découvrir ici : http://www.facebook.com/media )

Le loup sous le lit à Villeurbanne
Il y a 40 exemplaires du LOUP SOUS LE LIT sur le stand de la librairie A TITRE D’AILE, à la Fête du livre jeunesse de Villeurbanne. Et, assis sur sa chaise, Benoit Morel qui vous attend pour y ajouter un dessin de plus…. Et comme si ça ne suffisait pas, vous recevrez aussi de la part des libraires (Carole et Cédric) un collector de Je veux aller à la mer….

(22 photos à découvrir ici : http://www.facebook.com/media )